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Droit d’auteur : le BGDA veut mettre les œuvres guinéennes sur la carte internationale

Droit d’auteur : le BGDA veut mettre les œuvres guinéennes sur la carte internationale

Conakry — Mieux identifier les artistes, mieux documenter leurs créations et surtout mieux suivre l’exploitation de leurs œuvres : c’est l’un des principaux chantiers engagés par le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA).

À quelques heures du lancement de l’atelier international sur la gouvernance et la gestion collective du droit d’auteur, le Directeur général du BGDA, Moussa Fofana, a levé le voile, lundi 5 octobre 2026, sur les ambitions de l’institution en matière de modernisation de la gestion du répertoire guinéen.

Entouré de son adjoint Balla Sylla, ainsi que d’experts venus notamment de la CISAC et du Sénégal, Moussa Fofana a présenté devant la presse les principaux enjeux de cette nouvelle étape.

De l’identification à la rémunération des créateurs

Derrière les questions techniques liées aux bases de données et aux standards internationaux se trouve une problématique essentielle pour les artistes : pouvoir retrouver leurs œuvres et suivre leur utilisation afin de garantir leurs droits.

Pour y parvenir, le BGDA mise sur des systèmes d’identification reconnus à l’échelle internationale. Le standard IPI permet notamment d’identifier les ayants droit, tandis que l’ISWC est utilisé pour identifier les œuvres musicales.

L’institution compte également s’appuyer davantage sur CIS-Net et WIPO Connect, deux outils destinés à faciliter la documentation, l’échange de données et la gestion des répertoires.

Le chantier a déjà démarré. 937 œuvres sont actuellement enregistrées dans les bases du BGDA, selon les chiffres présentés lors de la conférence de presse. Un volume appelé à progresser dans le cadre du processus de structuration du répertoire national.

Une expertise internationale mobilisée à Conakry

Du 6 au 9 octobre, Conakry accueille ainsi un atelier consacré à plusieurs maillons essentiels de la gestion collective du droit d’auteur.

Gouvernance, documentation des œuvres, identification des membres, traitement des données d’utilisation, répartition des droits et utilisation des outils internationaux seront au cœur des discussions.

Parmi les intervenants figure Samuel Sangwa, Directeur Afrique de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), aux côtés de Aly Bathily, Directeur général de la SODAV du Sénégal, et Amary Guissé, consultant international spécialisé dans la gestion collective des droits d’auteur et droits voisins.

La rencontre bénéficie de l’expertise de la CISAC et de l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Un enjeu qui dépasse les frontières

Pour le BGDA, la modernisation de la gestion du droit d’auteur ne se limite plus à l’enregistrement des œuvres sur le territoire national. Elle doit également permettre aux créations guinéennes d’être correctement identifiées dans les systèmes internationaux.

L’enjeu est donc de disposer de données fiables permettant de retracer les œuvres, identifier leurs ayants droit et suivre leur exploitation, en Guinée comme à l’étranger.

À travers cette démarche, le BGDA cherche à renforcer ses capacités techniques et à construire un répertoire guinéen mieux documenté, interconnecté avec les standards internationaux et davantage adapté aux réalités actuelles de l’industrie culturelle.

Pour les créateurs guinéens, l’objectif final reste le même : que l’exploitation de leurs œuvres puisse être mieux suivie et que les droits qui en découlent puissent leur revenir de manière plus efficace.

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