Cinéma guinéen : le site du cinéma Liberté pourrait accueillir un musée et une cinémathèque
La sauvegarde du patrimoine cinématographique guinéen pourrait bientôt se prolonger au-delà de la restauration des anciennes œuvres. À l’occasion de la remise du film « Et vint la liberté » à son réalisateur, Sékou Oumar Barry, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a évoqué le projet de réaménagement du site du cinéma Liberté, à Conakry.
Présenté ce jeudi 29 octobre 2026, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le projet prévoit la transformation du site en un complexe consacré au cinéma guinéen. Celui-ci pourrait notamment abriter un musée et une cinémathèque, deux espaces destinés à conserver et à valoriser les œuvres, les archives et les traces de l’histoire du septième art national.
Cette annonce intervient dans le cadre de la remise officielle du film « Et vint la liberté », restauré par la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Son secrétaire général, Cheick Oumar Sissoko, qui conduisait la délégation de l’organisation, a rappelé le rôle joué par la Guinée dans l’histoire du cinéma africain. Il a également insisté sur la nécessité de préserver les anciennes productions, souvent menacées par la détérioration des supports.
Pour le responsable de la FEPACI, cette mission suppose des infrastructures adaptées, la formation de professionnels spécialisés et une diffusion plus large des œuvres restaurées sur le continent.
En saluant la restauration du film de Sékou Oumar Barry, Moussa Moïse Sylla a souligné l’importance de ces initiatives pour transmettre la mémoire collective. Le projet envisagé sur le site du cinéma Liberté pourrait ainsi constituer un cadre durable pour conserver les productions guinéennes et faire connaître leur histoire aux nouvelles générations.
À ce stade, les éléments communiqués ne précisent toutefois ni le calendrier de réalisation du complexe ni les modalités concrètes de sa mise en œuvre.



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