African Golden Royalty : l’éducation présentée comme un levier du développement africain
La jeunesse, l’éducation et la capacité de l’Afrique à prendre en main son propre développement ont dominé les échanges lors de la conférence de presse de la deuxième édition du « Gala African Golden Royalty ». Organisée le jeudi 5 novembre à l’hôtel Palm Camayenne, à Conakry, par la Fondation Diaka Camara, cette rencontre a permis aux initiateurs et à leurs invités de préciser leur vision autour du thème « L’Afrique en héritage – Jeunesse, Culture & Sport ».
Pour Diaka Camara, présidente de la fondation, la question de l’héritage ne peut être dissociée de celle de la formation des jeunes. Elle a notamment fait référence au projet Simandou pour illustrer les enjeux liés à la qualification de la main-d’œuvre nationale. Selon elle, les opportunités économiques générées par les grands projets ne profiteront pleinement aux populations que si celles-ci disposent des compétences nécessaires pour y accéder. « Il n’y a pas de développement sans éducation », a-t-elle insisté, invitant chacun à réfléchir à ce qu’il souhaite transmettre aux générations futures.
La fondatrice a également défendu une conception plus large de l’éducation, qui dépasse le cadre scolaire. À ses yeux, la culture et le sport participent à la formation des jeunes en leur transmettant des valeurs et en leur ouvrant des perspectives professionnelles. Elle a notamment cité les parcours de sportifs, d’acteurs, de reines de beauté et de personnalités de la télévision, avant d’évoquer la « Mamba Mentality » de Kobe Bryant pour illustrer la discipline, le respect et la rigueur que peut enseigner le sport.
Invité d’honneur du dîner de gala, l’acteur américain Terrence Howard a, de son côté, lancé un appel à la prise de conscience du potentiel africain. Connu pour son rôle de Lucious Lyon dans la série « Empire », il a encouragé les Africains à ne plus dépendre des modèles économiques internationaux qu’il juge défavorables au continent. Il a également exprimé son intention de mettre ses ressources et sa technologie au service de projets de développement, notamment la construction d’écoles et de bibliothèques, avec une attention particulière pour l’éducation des jeunes femmes. Des ambitions qu’il a présentées comme une volonté de contribution, sans annoncer de programme déjà formalisé.
Prévue du 5 au 8 novembre à Conakry, cette deuxième édition d’African Golden Royalty entend ainsi inscrire la célébration de la culture et du sport dans une réflexion plus large sur les moyens de préparer la relève et de construire un héritage durable.



Publier un commentaire