×

Koundara, épicentre de la renaissance culturelle : le message fort de Moussa Moïse Sylla au FENAC 2025

Koundara, épicentre de la renaissance culturelle : le message fort de Moussa Moïse Sylla au FENAC 2025

Il y avait à Koundara bien plus qu’un simple lancement de festival. Il y avait un message. Un signal fort envoyé à tout un pays, et au-delà de ses frontières. À l’occasion de la 20ᵉ édition du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC), le ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a inscrit son discours dans une vision claire : celle d’une Guinée qui retrouve sa place sur l’échiquier culturel régional et international.

Au cœur du Badiar, cette préfecture frontalière s’est transformée en scène nationale. Aux côtés de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités locales, de délégations venues du Sénégal et de la Gambie, ainsi que de figures culturelles et coutumières, le ministre a rappelé que Koundara n’est pas un choix ordinaire, mais un symbole :

« Le choix de Koundara pour cette première délocalisation du FENAC n’est en rien un hasard », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de faire sortir la culture des grandes capitales pour la rendre accessible à tous les territoires.

Une culture placée au cœur de la vision présidentielle

Dans son intervention, Moussa Moïse Sylla a mis en lumière la volonté du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, de faire de la culture un pilier de la refondation nationale. Une orientation désormais inscrite dans le programme Simandou 2040, où la culture occupe une place stratégique, au même titre que l’éducation et le développement économique.

Pour le ministre, la culture n’est plus un simple héritage à préserver. Elle devient un levier de transformation, une source d’opportunités et un outil de souveraineté.

« Sans la culture, une nation doute et se disperse ; avec elle, elle se rassemble, se projette et affirme sa place dans le concert des peuples », a-t-il affirmé.

Au-delà de son aspect festif, le FENAC 2025 apparaît comme un véritable laboratoire de talents. Les artistes venus des huit régions administratives du pays y expriment l’âme d’une Guinée multiple, enracinée dans ses traditions mais ouverte à la modernité.

Le ministre a tenu à rappeler que la compétition n’a pas vocation à diviser, mais à révéler, à détecter et à propulser. Elle stimule la créativité, renforce la cohésion nationale et ouvre des perspectives concrètes dans les secteurs des industries culturelles et créatives.

Ces dynamiques se traduisent déjà par :

  • la prise en charge sociale de nombreux artistes
  • la réhabilitation d’infrastructures culturelles, dont la Paillote de Conakry et le CLAC de Koundara
  • le soutien à plusieurs projets patrimoniaux, dont le Musée Virtuel de la Guinée
  • et une présence accrue de la Guinée sur la scène internationale

Symbole marquant de cette renaissance : le retour des Ballets Africains de Guinée sur les grandes scènes du monde, avec une prestation en cours à Doha, après plus de dix ans d’absence.

Dans un message empreint de reconnaissance, Moussa Moïse Sylla a salué le travail de tous les acteurs mobilisés : artistes, artisans, techniciens, organisateurs, partenaires techniques comme Expertise France, mais aussi les autorités locales et les communautés de Koundara.

Tous participent à l’écriture d’une nouvelle page : celle d’une culture guinéenne assumée, structurée et tournée vers l’avenir.

« Que ce FENAC soit bien plus qu’un spectacle : qu’il soit une promesse tenue. »

À Koundara, le message est désormais clair : la culture guinéenne se relève, s’affirme et se projette. Et c’est par l’art, la mémoire et la création que la Guinée entend désormais parler au monde.

Laisser un commentaire

RSS
WhatsApp
Copy link
URL has been copied successfully!