Ans-T Crazy au Zénith : le FODAC précise le rôle du ministère de la Culture
Le concert d’Ans-T Crazy au Zénith Paris-La Villette continue de susciter des réactions, plusieurs jours après la prestation de l’artiste guinéen. Dans un communiqué rendu public ce 23 septembre, le Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC) apporte des précisions sur l’accompagnement institutionnel dont a bénéficié l’artiste pour ce rendez-vous tenu le 11 septembre dernier.
Cette mise au point fait suite aux déclarations d’Ans-T Crazy dans l’émission Telero de Kaback TV. À son retour en Guinée, le chanteur avait salué l’appui du FODAC, tout en regrettant de ne pas avoir, selon lui, bénéficié d’un accompagnement direct du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Le FODAC défend une implication institutionnelle
Dans son communiqué signé par son directeur général, Malick Kébé, le FODAC rappelle son statut d’établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
L’institution indique avoir accompagné Ans-T Crazy dans le cadre de la préparation de son concert parisien, notamment à travers la mobilisation de moyens destinés à soutenir la participation de l’artiste à cette scène internationale.
Pour le FODAC, cet accompagnement ne peut donc être dissocié de l’action du département de tutelle. Le Fonds estime que le soutien apporté à l’artiste s’inscrit dans les orientations du ministère en faveur de la promotion et de la visibilité des artistes guinéens sur les scènes internationales.
Des démarches évoquées pour faciliter les visas
Le communiqué revient également sur les démarches entreprises autour des formalités administratives liées au déplacement de l’équipe artistique.
Selon le FODAC, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, aurait directement saisi son homologue des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, afin de faciliter et d’accélérer le traitement des demandes de visas des membres de l’équipe d’Ans-T Crazy.
Le Fonds cite cette intervention parmi les éléments qui, selon lui, témoignent de l’implication du département dans la préparation du concert.
Une divergence sur la nature de l’accompagnement
Les déclarations de l’artiste et la réaction du FODAC mettent ainsi en lumière deux lectures différentes de l’accompagnement institutionnel.
Ans-T Crazy reconnaît avoir bénéficié du soutien du FODAC, mais distingue cette intervention d’un accompagnement direct qu’il aurait souhaité recevoir du ministère. Le FODAC, pour sa part, rappelle que son action relève de la politique publique conduite sous la tutelle du département de la Culture et met en avant les démarches effectuées au niveau ministériel.
Le FODAC appelle à davantage de responsabilité
Dans sa mise au point, l’institution déplore les propos tenus par l’artiste et qualifie sa sortie médiatique d’« inopportune et infondée ».
Le Fonds appelle par ailleurs les bénéficiaires des appuis publics à davantage de responsabilité dans leur communication, notamment lorsqu’il s’agit de rendre compte du soutien reçu des institutions.
Au-delà de cette polémique, l’épisode relance la question des mécanismes d’accompagnement des artistes guinéens qui se produisent à l’étranger, ainsi que de la communication autour des soutiens publics accordés à leurs projets.





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