FEMUA 2025 : « La Guinée est en train de faire ce qu’aucun pays invité n’a encore fait », déclare Macka Traoré
En marge de la 17e édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) à Abidjan, la délégation guinéenne continue d’impressionner par son organisation et sa présence. Pour Macka Traoré, Directeur Général Adjoint du Service National des Industries Culturelles et Créatives (SNICC), cette réussite est le fruit d’une stratégie nationale bien pensée, portée au plus haut niveau.
« Depuis trois jours, les organisateurs nous disent qu’aucun pays invité n’a jamais fait ce que nous sommes en train de faire ici. Notre présence, notre professionnalisme, notre branding culturel : tout est salué. »
Cette visibilité exceptionnelle est le fruit d’un travail de fond, amorcé dès Conakry par la direction des ICC, mandatée par le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat pour coordonner la présence de la Guinée au FEMUA 2025.
« C’est la culture qui porte notre soft power aujourd’hui. Le ministre Moussa Moïssila nous a donné mandat pour vendre la destination Guinée à travers la culture, le tourisme et l’artisanat. »
La participation de la Guinée ne se limite pas à l’envoi d’artistes. C’est une délégation structurée qui est présente à Abidjan : artistes, artisans, techniciens du son et de la vidéo, régisseurs, hôtesses d’accueil, et même des opérateurs privés.
« Tous les artistes sont là, conscients qu’ils représentent leur pays. Cette fois, ce n’est pas un concert privé. C’est l’État qui leur donne le drapeau. »
Pour Macka Traoré, cette approche inclusive reflète l’esprit de représentation nationale :
« Le ministre nous a dit clairement : n’hésitez pas à faire appel aux compétences du privé. C’est ainsi que des régisseurs, des hôtesses, des techniciens guinéens du privé sont ici avec nous. »
Le commissaire général du FEMUA, mais aussi des autorités ivoiriennes, dont le ministre des Transports, ont salué publiquement la rigueur et la prestance de la délégation guinéenne.
« Quand le président de la République reçoit personnellement les organisateurs du FEMUA, vous comprenez que toute la Guinée s’est engagée dans ce projet. »
Entre fierté et pression, Macka Traoré confie que l’équipe vit un « bon stress » : celui de devoir porter l’image d’un pays entier.



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